Une seule voie : La Révolution Une seule solution : Le Socialisme

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Sortie du 3ème numéro de l’Etoile Rouge!

Le 3ème numéro du Journal de la JCML vient de sortir.

Au sommaire:


- Révoltes au Maghreb

- L’apprentissage: un exemple de la surexploitation d’une partie de la jeunesse

- Dans nos campus, de la défensive, passons à l’offensive!

- Il y a 140 ans: la Commune de Paris (cahier central 4 pages)

- Qu’est-ce qu’être révolutionnaire en système capitaliste?

- Le 1er mai: pour une journée de lutte et de combat de classe

Vous pourrez vous le procurer auprès des militants de la JCML, notamment lors de la manif du 1er mai.

Retrouvez  ici en intégralité le deuxième numéro de l’Etoile Rouge
Avec son supplément sur la grève ici

Discours de commémoration des 140 ans de la Commune de Paris

Mes chers camarades,

Aujourd’hui nous sommes rassemblés en un lieu mémorable pour commémorer l’une des plus belle et des plus grande page de l’histoire du mouvement ouvrier, la première forme de dictature du prolétariat : la Commune de Paris.

Il y a 140 ans exactement, le 18 mars 1871, la Commune naissait, le peuple de Paris se levait, balayait les vestiges du second Empire décomposé et, pour paraphraser Karl Marx lui même, montait à l’assaut du ciel !

Ce même peuple de Paris qui avait endurer les sacrifices imposés par la guerre impérialiste Franco-prussienne de 1870, qui après les défaites de Sedan et Metz avait refusé la défaite et l’occupation étrangère, reprit les armes et vécut un siège très éprouvant de plusieurs mois avec son lot d’horreurs, pour enfin, se voir imposer une capitulation sans conditions par le gouvernement vendu de la défense nationale…

La bourgeoisie réactionnaire française, celle là même qui avait fait tirer sur le peuple en 1848, puis en 1851 lors du coup d’Etat Bonapartiste, cette même bourgeoisie qui s’était tant engraissé sur le dos de la classe ouvrière pendant les années de l’Empire et qui au final, avait poussée Louis Napoléon dans un conflit armé contre la Prusse dont elle espérait pouvoir retirer des gains territoriaux, oui, ce sont ces même bourgeois belliqueux qui avait subitement réclamé la paix, voyant en elle le retour des profits et de la croissance disparus depuis le début de l’invasion étrangère.

Après l’entrée des Prussiens dans Paris, l’assemblée de Versailles, revenu de Bordeaux, constituée en grande partie de monarchistes et de débris du bonapartisme déchu – qui n’avaient cessé d’exiger de Paris la capitulation pendant le siège, procédant à des baisses de soldes des gardes nationaux – réclama le désarmement de la classe ouvrière parisienne. Les fusils, les mitrailleuses et surtout les canons qui avaient été achetés par les Parisiens eux même pour doter la garde nationale d’un armement adéquate devait leur être arrachés par la troupe.

Idée complètement absurde puisque le 18 mars, les bataillons de la ligne chargés de la besogne, affamés et exténués fraternisèrent avec le peuple.

Le 26 mars avaient lieu les élections qui donnait à Paris un nouveau gouvernement en partie constitué d’ouvriers. Le 28, la Commune était officiellement proclamé devant l’Hôtel de ville. Les bataillons de la garde nationale défilant les uns après les autres, une foule immense acclamant les nouveaux élus… Le drapeau rouge du sang de l’ouvrier avait alors remplacé le drapeau tricolore. A ce moment là, plus rien ne semblait en mesure d’arrêter ce peuple en armes, ni les assemblées réactionnaires, ni les armées impérialistes, ni les bourgeois réfugiés à Versailles…

Le prolétariat au pouvoir, les réformes sociales vont se succéder pendant deux mois et demi :

Séparation de l’Eglise et de l’Etat, école gratuite, laïque et obligatoire, interdiction du travail de nuit pour les boulangers, redistribution aux ouvriers des ateliers qui avait été abandonnés par leurs patrons pendant le siège ou au moment de la proclamation de la Commune…. Il ne s’agit là que d’un aperçu de l’œuvre sociale du premier gouvernement ouvrier de l’Histoire.

A ce moment là, la France connait partout l’incendie de la révolution. A Lyon, à Saint-Etienne, au Creusot, puis à Marseille, à Toulouse, à Narbonne et dans bien d’autres villes encore… Comme un seul homme, le prolétariat se soulève, brise les chaines de l’exploitation, lave les humiliations de son oppression et balaie les vestiges pourrissants de l’Empire.

Dans Paris, malgré le danger de plus en plus imminent que constitue l’armée versaillaise alors aux portes de la ville, c’est l’effervescence… Les rues de la capitale sont redevenues sures, pendant deux mois on ne connaitra plus ni meurtres, ni assassinats, ni prostitution, ni la misère ou la faim. Le vieux monde est désormais tombé, l’avenir appartient à la Commune, au peuple, à la classe ouvrière…

On abat la colonne Vendôme, symbole de la haine entre les peuples, la maison de Thiers est détruite, les Eglises se transforment en clubs de réunions et de discussions où chacun prend la parole : les jeunes comme les vieux, les hommes comme les femmes… On débat sur les décisions de la Commune, on discute de l’avenir.

Pourtant, le 21 mai 1871 après deux mois d’existence, la Commune vivait ses dernières heures… Après avoir vu disparaitre les unes après les autres toutes les Communes de province, réprimées par le parti de l’ordre, Paris se retrouvait seule. Incapables d’organiser correctement la défense de la ville, les élus avaient laissé Thiers constituer une gigantesque armée de 130 000 soldats français, pour la plupart faits prisonniers après la défaite, puis libérés par Bismarck afin d’écraser la “canaille rouge” de Paris. Ce même Thiers qui après s’être assuré de l’imminence de la victoire versaillaise avait déclaré “je serais impitoyable”, déchaina pendant toute une semaine un ouragan de fer et de feu sur Paris noyant la capitale dans un bain de sang. La classe ouvrière, qui avait été en première ligne pour la défense de la révolution en fut décapité. La lutte qui avait commencé à l’extérieur de Paris au début du moi d’avril dura toute une semaine. Le Père-Lachaise sera le théâtre de combats acharnés entre fusiliers marins et fédérés. Dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 mai, 147 d’entre eux seront passés par les armes contre un mur blanc situé au fond du cimetière. L’histoire veut qu’ils soient morts les pieds nus, avec insolence…

La “semaine sanglante” toucha particulièrement les quartiers populaires de l’Ouest de Paris. Belleville, Montmartre, la Butte aux cailles qui avaient tant résistés, furent vidés de leurs cordonniers, charpentiers, forgerons, typographes, relieurs, zingueurs, laissant voir comme le dit Lissagaray dans son “Histoire de la Commune”, (…) “des femmes d’ouvriers assises, la tête dans les poings, regardant fixement devant elles, attendant un fils ou un mari qui ne devait pas revenir.”

Même si la IIIème République reconnue par la suite que le premier acte de son existence avait fait plus de 20 000 morts, on peut penser que la répression fut bien plus terrible… 30 000, 40 000, 50 000 morts? Louise Michel avancera le chiffre de 100 000 victimes. Le jardin du Luxembourg, la caserne Lobau, la prison de la Roquette furent les abattoirs de la classe ouvrière parisienne. Les cours prévôtales condamnèrent tant de gens, parmi lesquelles beaucoup d’innocents n’ayant jamais participer à la Commune, que même les journaux les plus réactionnaires de l’époque réclamèrent la suspension des exécutions. En effet, le triste spectacle des tombereaux de cadavres qui s’amoncelaient partout dans la ville avait fait naitre la crainte d’un retour de la peste.

Ceux qui avaient échappé à la boucherie devaient connaitre par la suite l’enfer de la détention dans les forts, les prisons et sur “les pontons” en attendant d’être déportés en Nouvelle Calédonie ou fusillés. L’amnistie générale ne devait arrivée qu’en 1880, mettant un terme à 9 années de répression sauvage.

Alors, comment un tel rêve a t-il pu s’effondrer si rapidement?

Ce qui manqua à la Commune, c’est une véritable organisation, avec un parti prolétarien capable de diriger la lutte révolutionnaire.

A maintes reprises ce manque cruel se fera ressentir, notamment dans les opérations militaires que mènera la Commune. En refusant par exemple de rallier les bataillons de l’armée française affamés, réfugiés à Versailles et qui auraient eut tout intérêt à se joindre aux parisiens. Et lorsqu’enfin l’ordre arriva de marcher sur Versailles, les 2 et 3 avril, l’opération fut si mal organisée, qu’elle se transforma en débâcle totale. Deux des meilleurs commandant militaires de la Commune, aimés des parisiens, Flourens et Duval y laisseront d’ailleurs la vie.

Les Communards commettront encore bien d’autres erreurs qui précipiteront leur fin … Comme le refus de mettre la main sur les richesses colossales de la Banque de France. L’argent ainsi confisqué aux bourgeois auraient pu servir les intérêts de la révolution.

Bien que la répression de la Commune ait été sans pitié, elle a apporté à la classe ouvrière un enseignement d’une importance capitale : sans l’existence d’un parti prolétarien d’avant garde organisé, pas de mouvement révolutionnaire. Le Capital, lui, l’a parfaitement bien compris, et il n’hésitera pas à faire couler le sang de milliers d’ouvriers pour la sauvegarde de ses profits.

Aujourd’hui, la classe ouvrière doit comprendre que son salut réside dans la révolution socialiste. Mais cette révolution doit être encadrée et menée par un parti d’avant garde capable de mener le prolétariat à sa victoire. Refuser l’organisation, c’est refuser le renversement de la bourgeoisie, c’est s’enfermer dans le spontanéisme et rejeter une action de longue durée. Refuser l’organisation prolétarienne d’avant garde c’est répéter les erreurs du passé.

Comme nous l’a enseigné le camarade Lénine : “L’organisation est la force de la classe ouvrière. Sans l’organisation des masses, le prolétariat est nul. L’organisation, c’est l’unité d’action, l’unité de l’intervention pratique.”

L’œuvre sociale et politique de la Commune est aujourd’hui plus que jamais d’actualité, lorsque le monde entier a les yeux tournés sur les révolutions qui ont lieu dans les pays du Maghreb. Souhaitons que ces derniers ne connaissent pas le sort funeste des fédérés.

C’est pourquoi chers camarades, nous pouvons le dire haut et fort en ce lieu aujourd’hui : la Commune n’est pas morte !

MOBILISATION GENERALE CONTRE L’AGRESSION ARMEE DE L’IMPERIALISME CONTRE LA LIBYE

DECLARATION DU ROCML ET DE LA JCML

Après le vote positif du Conseil de Sécurité de l’ONU, les forces aériennes et maritimes françaises,
étasuniennes et britanniques ont commencé à bombarder la Libye dans le but de faire  tomber le régime de
Kadhafi.
S’ingérant dans les affaires intérieures d’un Etat, les puissances impérialistes ont décidé d’imposer les
adversaires de Kadhafi à la direction de l’Etat libyen.
Les chefs de la rébellion ont manifestement promis aux puissances impérialistes de meilleurs contrats pour le
pillage du pétrole et du gaz libyen.
Cela signifie également que les puissances impérialistes -alliées pour piller les richesses naturelles de la Libye,
mais rivales par leurs intérêts- sont tombées d’accord pour les parts respectives du partage du butin. La Russie
et la Chine auront elles aussi accès au partage en échange de leur bienveillante abstention lors du vote au
conseil de sécurité.
La France s’est à cette occasion placée en pointe de l’agression pour récupérer les points qu’elle a perdus en
Tunisie et en Egypte.
Soyons clairs : l’intervention militaire est un acte d’agression impérialiste dont le but est le pillage de la Libye.
Elle n’a rien à voir avec la défense du peuple libyen, la démocratie et l’urgence humanitaire. Les premiers
bombardements des forces impérialistes ont d’ailleurs déjà fait des dizaines de morts dans la population civile.
Même si nous n’avons pas de sympathie particulière pour Kadhafi, le ROCML et la JCML condamnent les
actes d’agression armés contre la Libye et en particulier le rôle incitatif de la France impérialiste en faveur de
cette agression.
C’est eux peuples et aux peuples seuls de décider de leur avenir. Pas aux armées étrangères au service des
pilleurs de la planète.
Le ROCML et la JCML appellent tous leurs membres, tous leurs sympathisants, et tous les hommes et les
femmes épris de liberté à prendre toutes les initiatives possibles et à  participer aux actions contre les actes de
guerres perpétrés par les puissances impérialistes.

A BAS L’INTERVENTION ARMEE CONTRE LA LYBIE !
A BAS L’IMPERIALISME FRANÇAIS !
VIVE LA LUTTE DU PEUPLE LYBIEN POUR SON INDEPENDANCE, LES LIBERTES POLITIQUES ET
LE PROGRES SOCIAL !

Le 20 mars 201

Révoltes dans le monde arabe : position du ROCML

 

TUNISIE, EGYPTE,  ET DEMAIN AILLEURS…

APRES LA CHUTE DES DICTATEURS,

LA TRANSITION VERS QUOI ?

DECLARATION  DU ROCML

 

 

Le sacrifice du jeune martyr tunisien Mohamed Bouazizi, le 19 décembre 2010 a marqué le début d’un formidable soulèvement du peuple tunisien qui a contraint le tyran Ben Ali à abandonner le pouvoir et à se réfugier chez l’un de ses semblables dans la péninsule arabique.

Au lendemain de cet évènement, et sans doute encouragé par cette première victoire populaire, le peuple égyptien se soulevait à son tour et, au bout de 18 jours, les millions de manifestants rassemblés dans la rue jour après jour et jour et nuit, au Caire et dans d’autres grandes villes parvenaient à pousser hors du pouvoir Moubarak.

Le ROCML apprécie ces victoires comme un premier pas décisif dans la lutte des peuples tunisien et égyptien dans leur combat pour leur émancipation nationale, politique et sociale. Un premier pas, parce que les raisons pour lesquelles les peuples se sont soulevés sont loin d’être toutes satisfaites.  Un premier pas décisif parce que cette première victoire apporte la preuve que lorsqu’elles le décident, les masses sont capables de faire reculer un pouvoir dictatorial.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, d’autres soulèvements se préparent et se produiront sans doute dans d’autres pays d’Afrique du nord et du proche et moyen orient, élargissant et approfondissant le front de lutte des peuples.

Le ROCML a soutenu, soutient et soutiendra les luttes des peuples pour leur émancipation, quel que soit leur niveau immédiat. En même temps, il appuiera les organisations révolutionnaires à l’œuvre dans ces luttes et notamment les organisations communistes marxistes-léninistes.

LES CAUSES DES SOULEVEMENTS

 

Les soulèvements populaires de Tunisie et d’Egypte, de même que les luttes qui s’organisent en Algérie, au Maroc et dans d’autres pays d’Afrique et du Proche Orient ont pour cause le caractère insoutenable de la paupérisation des masses associée à  l’oppression politique et policière brutale exercée par des pouvoirs fascistes aux mains d’une bourgeoisie d’Etat, prédatrice et maffieuse ayant des intérêts liés aux activités des divers pays impérialistes.

L’écart grandissant entre la richesse d’une minorité détenant le pouvoir politique et économique et la misère des masses prolétariennes et paysannes ne pouvait plus durer. Des luttes ouvrières éclataient de manière dispersée. Le feu couvait sous la braise. Il a suffi d’une étincelle pour que la plaine s’embrase. La petite et moyenne bourgeoisie (intellectuels, professions libérales, petits producteurs, petits commerçants et artisans) exclues et victimes du système d’appropriation des richesses par la grande bourgeoisie compradore s’est spontanément ralliée à la révolte des prolétaires, ouvriers et jeunes chômeurs, pour constituer un puissant front contre la dictature. En même temps, cette petite et moyenne bourgeoisie a fixé les limites politiques et sociales du mouvement, en l’absence d’une avant-garde révolutionnaire constituée et liée aux travailleurs, capable de porter les objectifs au-delà du départ des dictateurs. Quand les premiers objectifs démocratiques ont été atteints, les couches moyennes sont rentrées chez elles et les éléments les plus radicaux et les plus conscients se sont retrouvés isolés et sans possibilité de poursuivre le soulèvement.

 

QUELLES TRANSITIONS ?

 

Face aux soulèvements, la question posée aux dictatures et aux classes dirigeantes fut quelle méthode utiliser pour sauver leur pouvoir et leur domination sociale.

Dans la première phase des soulèvements, c’est la solution classique qui a été appliquée, c’est-à-dire, la répression violente avec l’objectif de mater la rébellion et de maintenir intact les pouvoirs en place. Cette solution a reçu l’appui et même des propositions de contribution de l’impérialisme français notamment. En Tunisie et en Egypte, c’est la police qui a été chargée de cette tâche, l’armée n’intervenant pas directement et restant ainsi un recours.

La répression policière n’étant pas parvenue à mater le soulèvement et celui-ci devenant de plus en plus massif et déterminé, se posa alors concrètement le rôle de l’armée. Fallait-il que celle-ci intervienne militairement pour écraser la révolte, au prix d’un bain de sang ?

LA STRATEGIE AMERICAINE

 

C’est sur cette question que s’est jouée la partie dans laquelle s’était déjà invité le facteur extérieur, c’est-à-dire les pressions et les directives des puissances impérialistes et en particulier des USA.

Les émissaires militaires d’Obama ont effectivement très rapidement pris en main le cours des évènements, laissant à l’UE et en particulier à la France les conséquences désastreuses de leur appui inconsidéré à Ben Ali d’abord, à Moubarak ensuite, c’est-à-dire leur mise hors-jeu.

En quoi a consisté la stratégie américaine ?

a) Pousser les dictateurs vers la sortie, c’est-à-dire sacrifier la partie la plus visible de l’iceberg de la bourgeoisie compradore dans l’appareil d’Etat et dans l’économie sous forme d’une épuration sélective (éliminer les plus connus et les plus haïs), pour donner en partie satisfaction aux revendications de la foule afin de faire tomber la révolte,

b) Ne pas faire intervenir l’armée et même la faire apparaître du côté du peuple, pour gagner sa sympathie et son soutien,

c) Et enfin confier le pouvoir à cette armée sous son contrôle pour conduire la transition « démocratique », c’est-à-dire de l’illusion démocratique (changement de personnel gouvernemental, épuration de la police, des administrations, légalisation des partis, organisation d’élections…)

Le plan des américains a fonctionné avec succès. L’armée, pilier central de l’appareil d’Etat détient le pouvoir politique en Tunisie comme en Egypte. Les liens renforcés de la hiérarchie de ces pouvoirs militaires avec les USA vont faire de ces derniers les partenaires privilégiés du pillage impérialiste et des premiers les exécutants de la stratégie géopolitique régionale du Pentagone.

Dans les rivalités inter-impérialistes pour le repartage du monde, les USA ont pris un nouvel avantage sur l’UE et surtout sur la France qui voit son influence reculer partout dans son ancienne sphère d’influence. Ce progrès des USA aiguisera d’autres rivalités inter-impérialistes dans l’espace afro-arabe, avec les impérialismes émergents notamment.

 

ET MAINTENANT ?

Après leur première victoire, les peuples doivent s’attendre à des lendemains qui déchantent. Quand ils constateront que leurs principales revendications économiques et sociales ne sont pas satisfaites et que leur misère reste la même ou pire, s’aggrave, ils vont reprendre la lutte et ils auront en face d’eux un même pouvoir répressif et des appareils syndicaux vendus aux exploiteurs.

La nature de la transition deviendra alors claire : celle d’une dictature bourgeoise ouverte à une dictature bourgeoise  « modernisée », avec un décor « démocratique » pour dissimuler l’appareil répressif policier et militaire.

Pour les éléments les plus conscients et les plus combatifs issus du premier soulèvement, il deviendra clair que la construction d’une avant-garde organisée, communiste marxiste léniniste, est la tâche à laquelle il faut se consacrer pour transformer les soulèvements spontanés en révolution.

Les faits ont donné raison au matérialisme historique, au marxisme-léninisme.

Pas de victoire de la révolution sans un parti communiste porteur des objectifs de classe du prolétariat, pas de victoire de la révolution sans destruction de l’Etat bourgeois par l’insurrection dirigée par ce parti communiste.

 

CONCLUSION

Grâce à leur lutte massive, courageuse, déterminée, et au sacrifice de leurs martyrs, les peuples de Tunisie et d’Egypte ont réussi à déboulonner les dictateurs Ben Ali et Moubarak. C’est un premier pas vers leur émancipation totale nationale, politique et sociale.

De cette expérience et de ses enseignements naîtront les réponses aux questions posées par la suite du processus révolutionnaire dans ces pays et dans d’autres.

Après celle des luttes de libération nationale contre le colonialisme au vingtième siècle, la deuxième vague des soulèvements des peuples dominés par le néocolonialisme impérialiste et les dictatures à leur solde est en marche. Aucune force réactionnaire ne pourra l’arrêter.

 

Le devoir des communistes de France est de construire des liens de solidarité internationaliste entre le prolétariat de la métropole et les peuples en lutte contre leur ennemi commun, l’impérialisme. Il est de faire entrer dans la vie le grand mot d’ordre du Manifeste du Parti Communiste :

 

PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS UNISSEZ VOUS !

 

 

Le Rassemblement Organisé des Communistes Marxistes Léninistes ( ROCML )

 

Le 20 février 2011

Communiqué à propos des réformes universitaires

« Grand Emprunt », LRU 2, Convention CPU-MEDEF… Les attaques contre les étudiants de classe populaire et le personnel des universités se multiplient !

 

Tout d’abord, le 23 Novembre, une convention a été signée entre la CPU (Conférence des présidents d’université) et le MEDEF. Le 1er décembre, a été votée par surprise une LRU 2, sous couvert d’amendements techniques à la LRU 1. Pour finir, la concurrence entre universités organisée par le gouvernement pour obtenir la manne du « Grand Emprunt » s’annonce comme ayant des conséquences dramatiques pour les étudiants de classe populaire.

 

Cette convention et cette LRU 2 visent à soumettre un peu plus directement encore les universités aux intérêts des capitalistes. La convention permet aux entreprises d’intervenir davantage encore dans les universités. Elle invite au développement de partenariats publics-privés concernant aussi bien la recherche que l’offre de formations et à une implication croissante dans les conseils et le financement des universités. Ce afin de faire en sorte, selon les termes de la convention, à « que les universités soient susceptibles de répondre aux besoins des entreprises ».

Quant à cette LRU 2, elle comporte de nombreuses dispositions. Par exemple, elle permet aux universités de louer une part de leurs locaux à des entreprises privées (supérettes, fast-food). En outre, elle permet aux Pres (pôles de recherche et d’excellence scientifique, associant différentes universités, grandes écoles… et facs privées) et à ces mêmes établissements privés de délivrer des diplômes universitaires.

La course aux crédits du « Grand Emprunt » exacerbe la concurrence entre universités et ils seront alloués à ceux qui obtiendront des labels d’excellence. Les universités qui en seront exclues deviendront des universités de secondes zones qui ne délivreront plus que des licences.

 

Repoussons les capitalistes hors de nos fac comme nous avons essayé de le faire contre la réforme des retraites !

 

Pour repousser la réforme des retraites, nous nous sommes battu pendant plus d’un mois, la jeunesse populaire était bien au rendez vous. Bien entendu, cette jeunesse populaire avec la JCML doit tout faire pour repousser l’influence directe des capitalistes sur nos universités. Les PRES permettent la création de fondations finançant les universités. Les universités, sous dotées, cherchent à capter les taxes d’apprentissages payées par les entreprises. L’ouverture prochaine de boutiques dans les universités participe de la même soumission des universités aux intérêts privées au prétexte de permettre l’application du plan campus (plan de rénovation de nos universités délabrées). De plus, elle aggrave les conditions de travail de ceux qui assurent les services à l’université. De l’argent pour les entreprises et des étudiants de classe populaire qui trinquent en payant davantage leur nourriture que dans les services du CROUS !

La pénurie budgétaire orchestrée par les gouvernements successifs pousse les universités à se tourner vers les sources de financement privées. Or, les capitalistes ne financent l’université que dans la mesure où elle sert leur intérêt immédiat. Ils financent donc les filières, appuient la création de formations professionnalisantes qui leur permettent de recruter des travailleurs conformes à leurs besoins. La division entre universités et formations répondant aux critères « d’excellence » et universités de seconde zone a elle aussi un avantage pour les capitalistes. Tandis que les enfants de la bourgeoisie auront accès à des formations « d’excellence », c’est-à-dire d’intérêt stratégique pour la bourgeoisie, la grande masse des étudiants issus des classes populaires seront davantage encore confinés à des licences calibrées pour répondre aux besoins des capitalistes en travailleurs.

 

En outre, une autre contrepartie de leur soutien aux universités est de pouvoir se fournir toujours plus en stagiaires, travailleurs surexploités, rémunérés une misère pour leur travail, quant ils le sont (l’Etat s’arrogeant le droit de ne pas payer ses stagiaires, par exemple !).

 

Néanmoins, exiger un réinvestissement de l’Etat dans le financement des universités est insuffisant pour tirer l’université hors de l’influence des capitalistes. En effet, c’est l’Etat qui orchestre les réformes universitaires, tachant de transformer l’université conformément aux besoins des capitalistes en travailleurs. L’Etat bourgeois est au service des capitalistes. L’éducation qu’il dispense aux grandes masses de la jeunesse ne saurait être indépendante des intérêts de ceux-ci, c’est-à-dire le profit, sans autre considération. Le mot d’ordre « d’université publique » comme garante d’une éducation détachée idéologiquement et pratiquement des intérêts de la bourgeoisie est faux.

Seule une rupture avec le système capitaliste permet le développement d’une éducation au service des besoins culturels sans cesse croissants des hommes.

 

Attendons-nous à de nouvelles attaques ! Le gouvernement n’a pas osé soumettre au vote l’article permettant aux représentants du patronat dans les conseils d’élire le président ou de participer aux commissions exécutives de ces conseils, mais ce n’est que partie remise ! Tandis que les rapports de l’OCDE nous promettent une hausse spectaculaire des frais d’inscription, rigidifiant un peu plus la sélection sociale !

 

La JCML lutte contre les réformes de l’université des gouvernements successifs. Nous considérons que celles-ci, derrière leur aspect sectoriel, sont reliées et sont un plan d’attaque préparé et conscient des capitalistes contre le prolétariat et les classes populaires.

 

Le front de lutte du secteur de l’éducation forme l’une des citadelles de la résistance à l’offensive générale bourgeoise, défendons le !

Communiqué de la JCML : Construisons le mouvement de la jeunesse populaire contre le plan d’austérité et organisons nous pour la révolution !

Construisons le mouvement de la jeunesse populaire contre le plan d’austérité et organisons nous pour la révolution !

 

En ce moment, tous les travailleurs d’Europe subissent de plein fouet des réformes d’austérité qui sont contraires à nos intérêts et détruisent nos droits sociaux. Le capitalisme est en grave crise depuis deux ans. De la production industrielle, la crise s’est propagée aux banques. Puis elle est passée des banques aux états qui ont tellement emprunté que leur dette n’est plus remboursable. Pour garder un minimum de crédibilité face aux investisseurs, les gouvernements tentent de leur prouver qu’ils essaient coute que coute de réduire les dépenses de l’Etat.

La réforme des retraites est un exemple de ces mesures d’austérité. Elle menace gravement notre avenir. Avec une telle réforme, comment pouvons nous espérer toucher un jour une retraite qui nous permette de vivre alors que tant d’entre nous passeront des années et des années au chômage ? Pour les jeunes bourgeois qui continueront à l’être, facile d’économiser pour leur retraite. Mais nous, jeunes de classe populaire, ce qui nous attend c’est de travailler jusqu’à en mourir.

Entre notre intérêt et celui des capitalistes, il n’y a pas de conciliation possible. La majorité des travailleurs et des jeunes de classe populaire revendiquent le retrait de cette réforme. Nous sommes des millions à descendre dans la rue. De plus en plus de jeunes travailleurs, lycéens et étudiants rejoignent les cortèges et manifestent. Des blocages de lycées ont lieu. Des assemblées générales commencent à s’organiser dans les universités.

Mais les directions des centrales syndicales ne revendiquent pas le retrait de la réforme. Elles veulent négocier avec le gouvernement des aménagements à celle-ci.  Dans les lycées et les universités, les organisations (UNL, FIDL, UNEF…), issues majoritairement du parti socialiste servent elles aussi les intérêts des capitalistes. Elles veulent que la jeunesse descende dans la rue au coté des salariés. Mais elles ne veulent que son mouvement s’organise de façon indépendante du rythme et des méthodes de mobilisation des centrales syndicales. Le but est de mettre à mal Nicolas Sarozky pour préparer les élections présidentielles de 2012. Comme si le PS et ceux qui l’ont soutenu avaient fait autre chose, au pouvoir, que la droite ! Eux-aussi servent l’intérêt des capitalistes et le contexte économique les pousserait aux mêmes réformes. En Espagne, le gouvernement Zapatero mène la même politique et est issu d’un parti similaire au PS.

Or, la jeunesse populaire est capable d’organiser son propre mouvement sur ses propres revendications. Et des secteurs entiers de la classe ouvrière dépassent les mots d’ordre de collaboration de classe prônés par l’intersyndicale pour entrer en grève reconductible. La jeunesse ouvrière doit participer à l’organisation du mouvement là où elle travaille et prendre des décisions démocratiques, en Assemblée Générale, pour imiter ces travailleurs.

 

Libérons-nous du carcan des réformistes pour revendiquer le retrait de la réforme.

Organisons des assemblées générales dans nos lycées, nos universités, nos lieux de travail pour décider collectivement de nos revendications et de nos modes d’action !

Construisons un mouvement de la jeunesse populaire, dans nos boites, dans nos lycées, dans nos facs !

 

Certes, c’est une lutte difficile que nous construisons et que nous menons. La bourgeoisie au pouvoir est déterminée à faire passer ces réformes qui sont vitales pour le capitalisme. Notre camp, lui, celui du prolétariat, est aujourd’hui désorganisé. Il lui manque un Etat-major pour mener la lutte contre la bourgeoisie et détruire son pouvoir, un parti révolutionnaire.

Loin de nous tout défaitisme et tout abattement. Nous devons lutter pour repousser cette offensive, car, bien qu’encore désorganisés, nous sommes capables de construire un rapport de force contre la bourgeoisie, dans l’unité avec les travailleurs combattifs. Nous devons nous organiser massivement dans les syndicats de travailleurs, les organisations étudiantes, construire les organisations lycéennes de lutte, qui nous permettent de lutter contre les réformes. Mais cela reste insuffisant.

En effet, ces réformes sont la preuve du pourrissement du capitalisme, de la profonde crise qui traverse et qui ira en s’aggravant. Il n’existe pas de solution pour la jeunesse populaire dans le capitalisme hors d’une misère grandissante et de droits de plus en plus réduits.

Construisons les outils qui nous permettront de détruire le capitalisme ! La JCML est là pour travailler à construire le mouvement de la jeunesse, mais si nous ne travaillons pas à sortir du capitalisme, nos acquis et nos droits seront toujours menacés. La JCML est là pour lutter avec la jeunesse et parmi la jeunesse pour la révolution, pour détruire le capitalisme !

Rejoignez nous pour lutter pour la révolution !

Sortie de l’Etoile Rouge !

Le premier numéro du journal central de la JCML vient de sortir!

Demandez-le à un-e militant-e ou commandez le en nous contactant.

  • Éditorial
    Enfin! après 40 ans d’absence d’une organisation de jeunesse marxistes-léniniste, la JCML se construit! 2010 restera pour nous une année chargée en événements importants: les 22 et 23 mai s’est tenu le premier congrès de la Jeunesse Communiste Marxiste-Léniniste. Celui-ci, réunissant plusieurs cellules et camarades montant leur cellule, a débouché sur une organisation centrale, se dotant d’une direction. 2010 c’est aussi, en Avril, le premier congrès du Rassemblement Organisé des Communistes Marxistes-léninistes (ROCml). En tant qu’organisation
    de jeunesse, la JCML a choisi d’être la jeunesse du ROCml, de se placer sous sa direction. En effet, pour nous une organisation de jeunesse n’est viable, ne peut véritablement jouer son rôle que si elle est reliée à l’organisation politique révolutionnaire.

    La première cellule de la JCML a été créée en 2006 à Albi, puis il y a eu Mourenx, Lyon, puis encore d’autres cellules se sont montées, plus ou moins coordonnées les unes aux autres. Après 4 ans d’efforts communs voilà l’organisation de jeunesse sur de bons rails.
    Mais le gros du travail est devant nous pour rassembler la jeunesse populaire, les jeunes révoltés par le capitalisme, derrière le drapeau du socialisme. Pour faire des luttes et des révoltes spontanées un mouvement conscient pour le communisme. Pour rejeter l’influence de la bourgeoisie dans la jeunesse populaire. Pour isoler et battre les éléments fascistes également.

    Alors que la crise générale du capitalisme progresse, la bourgeoisie la fait payer, comme à chaque fois, aux travailleurs. Elle dicte au gouvernement les réformes à faire, elle l’emploie à les faire accepter par les masses, aidée en cela par ses relais médiatiques, institutionnels, politiques, syndicaux, etc. Dernier mauvais coup en date la réforme des retraites dont le texte est examiné par l’assemblée nationale au moment où nous mettons sous presse. Mais la bourgeoisie n’attend pas son gouvernement pour écraser les travailleurs. Ainsi à l’usine General Motor de Strasbourg où l’on demande aux salariés de renoncer à 6 jours de RTT et d’ accepter la baisse des salaires sous peine de fermeture de l’usine. Poussant le cynisme jusqu’au bout, la direction aidée de collabos maison, a fait organiser un vote au sein de l’usine pour que les ouvriers avalisent ce chantage. C’est cela la démocratie bourgeoise!

    Face à cela, notre camp révolutionnaire est à ériger, à fortifier. La jeunesse a son rôle à jouer dans cette œuvre. Bien sur en résistant pied à pied à chaque attaque de la bourgeoisie, à chaque mauvais coup du gouvernement. Mais aussi en voyant plus loin, en s’engageant pour le communisme, en en faisant progresser la cause.

    L’ Étoile Rouge est le journal central de la JCML, vous en avez dans les mains le premier numéro. Il sortira avec une régularité trimestrielle. Son but est d’être un journal de la jeunesse, pour la jeunesse, décryptant et critiquant le capitalisme au quotidien, de montrer la voie émancipatrice du socialisme.

    Ses articles ne prétendent pas épuiser les sujets et les traiter dans toute leur exhaustivité. Bien que donnant notre point de vue, ils ne prétendent clore les réflexions mais au contraire  les développer et favoriser leur saisissement par la jeunesse populaire.

  • Lutte de classe
    Nouveau recul social sur les retraites : Unité des travailleurs et de la jeunesse populaire contre la bourgeoisie et ses laquais!
  • Anti-fascisme
    Unité de la jeunesse contre les fascistes !
  • Internationalisme
    Soutenir le peuple palestinien est un devoir internationaliste
  • Jeunesse
    Retour sur le premier congrès de la JCML
  • Analyse
    Lutter contre l’individualisme
  • Vie de la JCML

Tract JCML pour la manif du 7 : Retraites

FACE AUX ATTAQUES DU GOUVERNEMENT ET DU CAPITAL:

UNITÉ DE LA JEUNESSE POPULAIRE !!!


Malgré  le récent recul, et probablement provisoire, du gouvernement sur le problème de l’Aide Personnalisée au Logement, la jeunesse populaire subit une accélération dans la dégradation de ses conditions de vie: le prix des études augmente d’année en année, le chômage chez les jeunes dépassent aujourd’hui les 20%, les jeunes des classes populaires sont lourdement touchés par la pauvreté et la précarité… Face à ces difficultés qui touchent l’ensemble de ces jeunes, seule une minorité de jeunes y échappent : les fils à papa de la bourgeoisie et les quelques privilégiés, futurs serviteurs du capitalisme.

Les politiques face à cette situation sont bien incapables de trouver un remède aux fléaux que représentent le chômage et la précarité. D’ailleurs, peuvent ils ou veulent ils en trouver une dans le cadre du capitalisme? Tantôt, ces politiques de droites comme de gauches accusent un « mauvais » capitalisme, trop financier, tantôt, ils accusent les travailleurs immigrés d’être la cause de tous les maux du pays, de nous voler notre travail, ou d’être des délinquants ou des « racailles »!

Mais les financiers ne sont que le fruit de la fusion historique entre les banquiers et les industriels qui dominaient le capitalisme à ses débuts: les financiers sont donc les capitalistes modernes du XXIème siècle! Et les travailleurs immigrés représentent une aubaine pour le patronat: ils représentent la frange particulièrement exploitée du prolétariat. Leurs intérêts sont les mêmes que ceux de tout le prolétariat, et c’est pourquoi les bourgeois tentent de les séparer par une propagande continuelle!

Comment peut on donc avoir confiance en ces politiques et en leurs propositions ? Leurs réformes sont toutes orientées pour servir les intérêts du capital. La réforme des retraites sert elle « l’intérêt général » comme on l’entend dire ou tout simplement les intérêts du capital? Cette réforme est mise en place pour nous faire travailler plus longtemps, c’est à dire pour augmenter le temps d’exploitation des travailleurs vis à vis des patrons. Nous, jeunes, allons payer cette réforme au prix cher du chômage et de la précarité! Nous ne pouvons pas rester sans rien faire. Nous méritons un autre avenir que la misère, le chômage et l’exploitation.

L’union de la jeunesse populaire et des travailleurs sur les bases de l’intérêt du prolétariat est le seul moyen vraiment efficace qui permet de contrecarrer le plan régressif que le patronat et son État veulent nous imposer! Nos acquis sont toujours venus des luttes, du rapport de force entre la bourgeoisie et ceux qui ne possédaient que leur force de travail : seule la lutte paye, que ce soit pour gagner ou défendre des acquis. L’inaction et le renoncement à ses droits n’est utile qu’à la bourgeoisie.

Mais la nécessaire unité autour des travailleurs ne doit pas nous faire oublier ceux qui, prétendant organiser un mouvement juste, ne le font que pour « garder leur rang » dans le capitalisme, soumis à la bourgeoisie et se voulant au-dessus des masses. Pour que les luttes puissent aboutir, il faut s’organiser contre les bourgeois et leurs laquais!

Aujourd’hui nous devons nous défendre et pour repousser ces attaques nous devons créer une unité  sur la base de luttes sans compromis avec le capital et dénoncer ceux qui veulent négocier nos conditions de vie vers le bas!!! Aujourd’hui, nous devons nous employer à nous organiser, afin à l’avenir de gagner la lutte des classes!!!

LUTTONS ET GAGNONS NOTRE DIGNITE FACE A CES MESURES REACTIONNAIRES !

LUTTONS ENSEMBLE CONTRE CES REFORMES POUR ACCUSER ET ABBATRE LE CAPITALISME !

REJOIGNEZ LES MARXISTES-LÉNINISTES !

JEUNESSE COMMUNISTE MARXISTE-LÉNINISTE

JCML.NATIONALE@YAHOO.FR

HTTP://JECOMALE.FREE.FR

Communiqué suite aux mesures d’austérité annoncées le 6 Juillet

La jeunesse populaire, cible du « plan d’austérité » de la bourgeoisie

Mardi 6 Juillet, le gouvernement a annoncé une série de mesures parmi lesquelles une en particulier touche la jeunesse populaire. Les parents d’étudiants devront choisir entre l’aide personnalisée au logement (APL) et la demi-part fiscale pour enfant à charge.

Les APL sont en elles-mêmes une allocation dont la JCML ne se satisfait absolument pas. Elles avantagent avant tout les propriétaires d’appartements qui exigent de leurs locataires des loyers hors de prix. La spéculation immobilière permet aux capitalistes de placer leurs capitaux quand ils ne trouvent pas d’intérêt à l’investir dans la production. Celle-ci s’aggravera d’autant plus que le capitalisme s’enfoncera dans une situation de crise, obligeant les bourgeois à investir du capital de manière effrénée, dans l’espoir de le rendre productif et qu’il n’agisse pas comme « boulet » dans la compétition entre capitalistes. La jeunesse populaire est ainsi vouée par la bourgeoisie à payer le pourrissement du vieux monde dans tout les aspects de sa vie.

Ils font supporter une part de ces loyers par les CAF, elles mêmes financées notamment par les cotisations salariales. D’autre part, le gouvernement, en entretenant consciemment la pénurie de logements sociaux étudiants, pousse ceux-ci à se tourner vers le parc immobilier privé et donc à devoir payer des loyers mirobolants à des rentiers et des capitalistes.

Néanmoins, retirer le droit aux APL revient à empêcher une grande part de la jeunesse populaire de poursuivre ses études. En effet, la grande masse de la jeunesse populaire péri-urbaine et rurale est obligée de quitter le foyer parental pour aller étudier en ville. C’est également un droit que de pouvoir s’émanciper de ses parents pour avoir son propre appartement.

Au cours des prochains mois et des prochaines années, les attaques contre les droits de la jeunesse populaire vont se multiplier. La jeunesse populaire va essuyer de plein fouet les tentatives de la bourgeoisie de supprimer les miettes qu’elle a bien voulu lui accorder dans les périodes de croissances.

Ces derniers mois, les pays européens ont subi une crise de la dette, conséquence de la crise du capitalisme mondial. Le gouvernement français a un train de retard sur ses équivalents européens, mais maintenant la régression capitaliste se met véritablement en branle dans l’hexagone.

Le gouvernement représente la bourgeoisie, qui voit ses ambitions de réaliser des profits maximums menacés par la crise. Celle-ci conduit le gouvernement à précipiter sa politique antisociale, et ce selon deux objectifs :

- La garantie du taux de profit maximum pour le capital financier,

-L’austérité budgétaire drastique pour « assainir » les comptes publics

Le gouvernement ne révèle que petit à petit son véritable plan d’action, annonçant l’une après l’autre des mesures antisociales qui elles-mêmes ne représentent qu’une parcelle de la politique d’austérité à venir.

Effectivement, le capitalisme est en crise et l’Etat, qui joue le rôle d’auxiliaire, de milice et de rabatteur dans la gestion du capitalisme, sous des prétextes d’ « administration publique » , est lui aussi au bord de la faillite. Mais, contrairement aux réformistes qui prônent la collaboration avec la bourgeoisie, nous n’acceptons pas de voir nos droits supprimés pour maintenir le taux de profit des capitalistes.

La grande masse de la jeunesse populaire doit s’organiser pour devenir plus forte, repousser les offensives de la bourgeoise, riposter et détruire le capitalisme !

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